communique_de_presse _F

Communiqué de presse

pdf ici

Berne, le 1er septembre 2012

De Liste 13 contre la pauvreté et de l’exclusion sociale, IG Sozialhilfe, ATD Quart Monde, AvenirSocial

Vers un premier bilan de la «stratégie de la Suisse en matière de lutte contre la pauvreté», le 19 novembre 2012.

Ceux qui vivent la pauvreté prennent la parole: « Parlez avec nous, pas sur nous ! »

En lien avec la „stratégie nationale de lutte contre la pauvreté“ une rencontre a eu lieu le 25 août 2012 à Berne. Elle a réuni 80 personnes touchées par la pauvreté de Suisse alémanique et de Romandie. Les participants ont parlé de leur vie pleine de soucis au niveau financier, du manque de soutien personnalisé et du manque de respect qui est source de discrimination. Parmi les participants il y avait aussi des personnes, qui cherchent de nouveaux chemins communs, indépendants, pour sortir de la dépendance des institutions, comme fonder des coopératives. Etaient invités à cet échange également des représentant-e-s de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS).

A la conférence nationale „lutter ensemble contre la pauvreté“ en novembre 2010 en présence du Conseiller fédéral Didier Burkhalter, des représentants de la Confédération, des cantons, des communes et des Villes ont signé une déclaration, dans laquelle ils s’engagent à « dresser, tous les deux ans, un bilan de l’effet des travaux liés à la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté ».

Au Bilan 2012, la table ronde du 19 novembre, une délégation de trois personnes en situation de pauvreté a été acceptée parmi les participants : représentants de l’Office fédéral, des associations patronales et des syndicats, des organisations d’entraide et des associations professionnelles. Les personnes directement concernées par la pauvreté ont vraiment dû s’inviter au débat ! Cette délégation pourra présenter brièvement ses revendications.

Le 25 août 2012 une centaine de personnes se sont rencontrées au « Cap » à Berne. Près de 80 personnes ont osé partager ce qui fait leur expérience quotidienne de la pauvreté.

Cet événement a été organisé par AvenirSocial, ATD Quart Monde, Liste 13 contre la pauvreté et l’exclusion et IG Sozialhilfe. Il a été cofinancé par l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS). Parmi les invité-e-s se trouvaient des représentant-e-s de l’Office fédéral, de Caritas et d’autres Western union fees intéressés. L’événement s’est déroulé en allemand et en français, pour assurer la compréhension entre les personnes concernées.

C’est avec regret que les personnes en situation de pauvreté on pris acte de l’absence de

M. Alain Berset, conseiller fédéral, excusé, ainsi que des représentants de la Conférence suisse des institutions d’action sociale (CSIAS). Elles auraient apprécié de pouvoir mener un dialogue avec ces personnalités importantes.

Le but du groupe de préparation a été d’offrir un espace où des personnes elles-mêmes pouvaient exprimer leurs préoccupations majeures afin qu’il en soit tenu compte lors de la « Table Ronde » du 19 novembre, et que les dysfonctionnements soient mis à jour.

Des personnes en situation de pauvreté ont proposé des idées et des projets qui montrent un nouveau chemin pour sortir de la dépendance des institutions. Pour eux la « stratégie nationale de lutte contre la pauvr myfastrupee.com et é » n’a encore rien changé ni amélioré, au contraire : Tandis que les problèmes de logement deviennent toujours plus grands à cause de l’augmentation des loyers sur le marché, l’aide sociale myfastrupee.com et les prestations complémentaires ne sont pas ajustées.

Cela a pour conséquence, par exemple, que de nombreuses personnes n’arrivent plus à se nourrir correctement.

Il a été aussi question de l’impossibilité pour beaucoup d’aboutir une formation professionnelle, qui n’est prise en charge ni par l’assurance invalidité (AI), ni par l’aide sociale. Ainsi, aucune chance d’acquérir un revenu suffisant par un travail rémunéré. Les frais de thérapies des malades et invalides ne sont pas suffisamment pris en charge. Ces agissements sont humiliants et augmentent la détresse. Des coupes dans les prestations de l’AI empirent la vie des handicapés pauvres, et le manque de ressources est un obstacle à la participation à la vie collective. C’est pourquoi une augmentation de 30 % des prestations de l’aide sociale est exigée.

L’obligation fréquente de travailler dans des programmes d’intégration qui ne sont pas rémunérés à la hauteur constitue une forme de travail forcé, qui ne permet pas l’autonomie matérielle et renforce la dépendance. La réalité est qu’il n’y a plus d’emplois pour tous sur le marché du travail.

Les gens vivent ainsi dans un stress permanent à cause de la peur incessante de menaces et de sanctions. Beaucoup expriment qu’ils se sentent atteints dans leur humanité. Aux soucis quotidiens liés à l’insuffisance des ressources, où chaque centime est compté deux fois avant d’être dépensé, s’ajoute un lourd sentiment d’impuissance devant les campagnes diffamatoires concernant « les profiteurs de l’aide sociale ou les faux invalides ».

C’est un fait que les personnes au chômage subissent une forte suspicion, même s’ils veulent travailler. Cette stigmatisation dans notre société est une violation de la dignité humaine et elle détruit la confiance des personnes dans leurs propres capacités

« L’accès difficile aux institutions sociales, le contrôle permanent et la paperasserie à régler, causent une angoisse existentielle : La pauvreté est un handicap, que je n’ai pas choisi ! » dit une femme. Une option discutée est de chercher des nouveaux chemins communs vers une autre économie : créer soi-même des emplois rémunérés, en accord avec nos convictions éthiques et solidaires.

La rencontre a été un grand succès : des personnes courageuses et solidaires venues de nombreuses régions du pays ont fait le chemin pour donner une voix et un visage à la pauvreté. Elles voulaient par leur présence apporter une contribution de première main face aux méfaits de l’injustice sociale.

Se montrer, prendre la parole a coûté beaucoup de courage. Pour celles et ceux qui sont handicapés c’était un grand effort de voyager et de participer à une journée entière de réunions.

Tant d’exemples de dysfonctionnement ont été rassemblés qu’il sera difficile à la « Table Ronde » d’évoquer l’ampleur de cette grande misère et chaque aspect des injustices sociales.

La vie des personnes touchées par la pauvreté dans notre pays riche, nous interpelle profondément, elle nous rend perplexes. Un silence pesant s’installe dans la salle quand est posée la question : y a-t-il quand-même des moments réjouissants dans votre quotidien ?

Pour plus de renseignements veuillez prendre contact avec:

IG-Sozialhilfe: Mme Branka Goldstein, 079 343 66 43, ig-sozialhilfe@gmx.ch

Liste13 gegen Armut und Ausgrenzung: Mme Avji Sirmoglu, 079 631 90 32, medien.liste13@gmx.ch

ATD Quart Monde: Mme Ursula Jomini, 026 413 11 66, contact@quart-monde.ch

AvenirSocial: M Stéphane Beuchat, 031 380 83 04, s.beuchat@avenirsocial.ch